v2.04.302 SDLV302 – Analyse modale par sous-structuration : poutre bi-appuyée#

Résumé:

Ce test valide l’analyse modale d’une structure par la méthode de sous-structuration dynamique. La structure étudiée est une poutre bi-appuyée déformable à l’effort tranchant.

Elle est modélisée par des éléments volumes hexaédriques à 20 nœuds (modélisation 3D).

L’analyse modale est réalisée par trois méthodes:

  • approche directe;

  • approche par sous-structuration dynamique de Craig-Bampton;

  • approche directe avec amortissement visqueux proportionnel.

Un interêt particulier de ce test est la présence de relations linéaires entre plusieurs degrés de liberté.

Les fréquences propres calculées sont comparées à des valeurs obtenues analytiquement pour un modèle de poutre de Timoshenko déformable à l’effort tranchant et tenant compte de l’inertie rotatoire des sections.

Solution de référence#

Méthode de calcul utilisée pour la solution de référence#

La solution de référence est obtenue analytiquement pour une poutre de Timoshenko, prenant en compte la déformation à l’effort tranchant et l’inertie rotatoire des sections. Les aspects théoriques sont développés dans la référence donnée en 2.4 .

Définissons les grandeurs adimensionnelles suivantes:

\({\Omega}_{n}=\frac{\rho A{L}^{4}}{\mathit{EI}}{\omega}_{n}^{2}\) valeurs propres

\(j=\frac{I}{A{L}^{2}}\) inertie rotatoire

\(g=\frac{\mathit{EI}}{k'AG{L}^{2}}\) coefficient de cisaillement

Les fréquences propres des premiers modes de flexions sont données par l’expression suivante:

\({\Omega}_{n}=\frac{(g+j){\lambda}_{n}^{2}+1-\sqrt{{(g-j)}^{2}{\lambda}_{n}^{4}+2(g+j){\lambda}_{n}^{2}+1}}{2gj}\)

avec

\({\lambda}_{n}=n\pi\) , \(n=1,2,3,\mathrm{...}\)

Les fréquences des modes d’extension sont données par:

\({f}_{n}=(\mathrm{2n}-1)\frac{1}{4L}\sqrt{\frac{E}{\rho}}\) , \(n=1,2,3,\mathrm{...}\)

Résultats de référence#

Mode

Forme

Fréquence (\(\mathit{Hz}\) )

1

flexion

\(115.7\)

2

flexion

\(442.2\)

3

extension

\(648.6\)

4

flexion

\(931.6\)

5

flexion

\(1534.0\)

Incertitude sur la solution#

  • Solution analytique.

Références bibliographiques#

  • ROBERT G., Solutions analytiques en dynamiques des structures, Rapport Samtech n° 121, Liège, 1996.

Modélisation A#

Caractéristiques de la modélisation A#

../../../../_images/100000000000060200000295E490978F1801EEDF.png

Figure 3.1-1:Maillage de la géométrie du problème

Dans cette modélisation, la structure complète est maillée au moyen d’éléments volumiques 3D.

La contrainte de planéité s’exprime comme suit. Soient,

  • le point A \(X=0\) , \(Y=h/2\) , \(Z=0\) : \(\mathit{DX}=\mathit{DY}=0\) , \(\mathit{DZ}\ne 0\) ;

  • le point B \(X=0\) , \(Y=h/2\) , \(Z=b\) : \(\mathit{DX}=\mathit{DY}=0\) , \(\mathit{DZ}\ne 0\) ;

  • le point C \(X=0\) , \(Y=h\) , \(Z=b/2\) : \(\mathit{DX}\ne \mathit{DY}\ne 0\) , \(\mathit{DZ}=0\)

En négligeant les termes du second ordre dans les déplacements, la contrainte de planéité se traduit par une relation linéaire entre les déplacements \(\mathit{DX}=0\) des points \(A\) , \(B\) , \(C\) et \(P\) , un point quelconque de la face:

\(∣\begin{array}{cccc}{\mathit{DX}}_{P}& {Y}_{P}& {Z}_{P}& 1\\ {\mathit{DX}}_{A}& h/2& 0& 1\\ {\mathit{DX}}_{B}& h/2& b& 1\\ {\mathit{DX}}_{C}& h& b/2& 1\end{array}∣=0\)

La condition s’écrit alors pour \({\mathit{DX}}_{A}=0\) :

\({\mathit{DX}}_{P}={\mathit{DX}}_{C}\times (\frac{2{Y}_{P}}{h-1})\)

En \(X=L\) , la condition de planéité s’obtient de façon analogue mais pour \({\mathit{DX}}_{A}\) quelconque. La relation s’écrit alors:

\({\mathit{DX}}_{P}={\mathit{DX}}_{C}\times (\frac{2{Y}_{P}}{h-1})+2\times (1-\frac{{Y}_{P}}{h})\times {\mathit{DX}}_{A}\)

Caractéristiques du maillage#

Nombre de nœuds: 1077

Nombre de mailles et types: 160 HEXA20

Grandeurs testées et résultats#

Mode

Valeur de référence

Type de référence

Tolérance (%)

1

\(115.7\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

2

\(442.2\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

3

\(648.6\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

4

\(931.6\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

5

\(1534.0\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

Modélisation B#

Caractéristiques de la modélisation B#

../../../../_images/1000000000000646000002DF4174779AD0A26DEE.png

Figure 4.1-1: Maillage de la géométrie du problème.

La poutre est divisée en deux parties égales. Chaque moitié est représentée par une sous-structure. Celles-ci sont générées par la méthode de Craig-Bampton. Sa base modale se compose des normaux à interface bloquées, au nombre de 10 et des modes statiques contraints relatifs aux points tels que \(X=L\) et \(Y=h/2\) (on ne considère en ces points que les degrés de liberté non fixés par les conditions aux limites).

Caractéristiques du maillage#

Nombre de nœuds: 557

Nombre de mailles et types: 80 HEXA20

Grandeurs testées et résultats#

Mode

Valeur de référence

Type de référence

Tolérance (%)

1

\(115.7\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

2

\(442.2\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

3

\(648.6\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

4

\(931.6\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

5

\(1534.0\)

“ANALYTIQUE”

\(1.0\)

Modélisation C#

Caractéristiques de la modélisation C#

Identique à la modélisation A avec ajout d’amortissement visqueux proportionnel tel que:

\([C]=\alpha [K]+\beta [M]\)

avec

\(\alpha =0.2852750549\times {10}^{-4}\) et \(\beta =57.62031174\)

On utilise la méthode de Lanczos (METHODE = “TRI_DIAG”) pour calculer les modes propres.

Caractéristiques du maillage#

Identique à la modélisation A.

Grandeurs testées et résultats#

Tests de non-régression uniquement sauf pour la validation des options MATE_ELGA et MATE_ELEM.

Identification

Valeur de référence

Type de référence

Tolérance

Champ MATE_ELGA, Maille MA000074, Point 1, Comp. RHO

1E3

‘ANALYTIQUE’

0,1%

Champ MATE_ELEM, Maille MA000074, Comp. E

1E3

‘ANALYTIQUE’

0,1%

Champ MATE_ELGA, Maille MA000081, Point 1, Comp. RHO

3E3

‘ANALYTIQUE’

0,1%

Champ MATE_ELEM, Maille MA000081, Comp. E

3E3

‘ANALYTIQUE’

0,1%

Modélisation D#

Caractéristiques de la modélisation D#

Identique à la modélisation A avec ajout d’amortissement visqueux proportionnel tel que:

\([C]=\alpha [K]+\beta [M]\)

avec,

\(\alpha =1.14110022\times {10}^{-4}\) et \(\beta =230.4812469\)

On utilise la méthode de Sorensen (METHODE = “SORENSEN”) pour calculer les modes propres.

Caractéristiques du maillage#

Identique à la modélisation A.

Grandeurs testées et résultats#

Tests de non-régression uniquement.

Synthèse des résultats#

La modélisation A permet de valider le calcul des modes propres par rapport à une solution de référence obtenue analytiquement; l’erreur maximale est de moins de 0.5%.

La modélisation B valide la sous-structuration dynamique avec interface de Craig-Bampton. L’erreur relative entre les modélisations A et B est nulle.